«Le soleil se lève timidement sur Castelcerf, à l’aube de ce 17e jour de la 10e lune de l’an de grâce 872. Les taverniers mettent à la porte les derniers soûlons, alors que les marchands les plus téméraires ont déjà ouvert leur boutique. La nuit a été longue et la matin tarde à se lever, préférant faire la grâce matinée sous ses épaisses couvertures de brume. Les cheminées des chaumières commencent timidement à fumer pour tenter de dissiper l’humidité ambiante. Au loin, on entend les échos des docks qui eux, n’arrêtent jamais. Cette nuit, le capitaine Farak l’Intrépide est arrivé des Îles d’Outre-Mer avec une cargaison impressionnante de fruits, d’épices et d’animaux exotiques, d’esclaves foncés, de matériaux fins et de plantes étranges. Ses hommes et lui ont l’air exténué mais très heureux d’être arrivés à bon port. Il semble plus fatigué qu’à l’habitude après un voyage. Il faut dire que celui-ci a duré près de 6 lunes, alors qu’il ne devait en durer que 4. Mais ce sont là les caprices de la mer. Les hommes s’affairent à décharger le navire alors que le capitaine est déjà en train de vendre sa cargaison. On entend les cloches de Saint-Balin résonner 6 fois. La journée s’annonce aussi longue que la nuit pour les habitants de Castelcerf…»

Castelcerf